France
  • Deutschland
  • Austria
  • Sweiz

Une question? 04 83 97 00 52

0483 970052

Gouttes de millepertuis
  • Gouttes de millepertuis
Gouttes de millepertuis

Millepertuis

1 bouteille à 50 ml
x
Leider sind nur noch 15 Stück auf Lager. Bitte ändern Sie die Anzahl.
x

5% de rabais à partir de 2

8% de rabais à partir de 4

10% de rabais à partir de 6

Vous économisez 0%
TVA incl. et livraison excluse
-+
28,45 €
Vous économisez 5%
27,55 €
Vous économisez 8%
26,96 €
Vous économisez 10%
 
paypal
Kreditkarte

Les gouttes de millepertuis ont un effet calmant et relaxant.

 

GOUTTES DE MILLEPERTUIS

  • usage pratique et dosage par gouttes
  • soutiennent en cas de dépressions et de troubles anxieux
  • ont un effet calmant et relaxant en cas de troubles du sommeil
Description
CompositionComposition
Dosage

QU'EST-CE QUE le millepertuis ?

Le nom botanique du millepertuis est Hypericum perforatum. La plante appartient à la famille des Hypéricacées (Hypericaceae). Le millepertuis est considéré comme une plante médicinale ayant un effet antidépresseur. Cependant, les données probantes de grande qualité provenant d'études cliniques sont extrêmement rares. Le millepertuis contient de l'hyperforine. Il s'agit d'un composant pharmacologique primaire actif (un inhibiteur de l'arachidonate-5-lipoxygénase et un inhibiteur in vitro de la COX-1). La plante a été baptisée en raison de sa floraison et de sa récolte traditionnelles qui coïncident avec le 24 juin, jour de la Saint-Jean, en l'honneur de la naissance du sain Jean-Baptiste. La plante est souvent utilisée comme plante à suspendre. C'est précisément ce à quoi son nom latin Hypericum (hyper =  au-dessus; eikon = image) fait référence. Le jour de la Saint-Jean, les gens suspendaient/ suspendent traditionnellement des plantes au-dessus des symboles religieux dans leurs maisons pour repousser les mauvais esprits.

La plante herbacée, vivace, a de longs rhizomes rampants et étendus. Le tronc poussant à la verticale se ramifie dans la partie supérieure. La plante pousse jusqu'à une hauteur d'environ 1,2 m. Les feuilles sont oblongues, sans tige, étroites et disposées dans des directions opposées et d'environ 1 à 2 cm de long. La couleur des feuilles est jaune-vert avec beaucoup de points translucides dispersés dans le tissu glandulaire. Ces points translucides deviennent visibles dès que les feuilles sont tenues contre la lumière. La plante se multiplie par voie végétative et par pollinisation et prospère surtout dans des endroits particulièrement pluvieux soit en hiver ou en été.

Le millepertuis est cultivé commercialement dans certaines régions de l'Europe du Sud-Est et dans plus de 20 autres pays. On trouve aussi des peuplements plus importants en Amérique du Sud et en Amérique du Nord, en Inde, en Nouvelle-Zélande, en Australie et en Afrique du Sud. La plante est considérée comme une mauvaise herbe invasive et vénéneuse qui évince d'autres plantes indigènes de leur habitat naturel et de leur écosystème. Les animaux utiles tels que les chevaux, les moutons, les chèvres peuvent subir des dommages par la consommation, par exemple par la photosensibilisation, la dépression du système nerveux central, les fausses couches spontanées et la mort. Les herbicides comme le 2,4-D, le glyphosate et le piclorame peuvent empêcher la plante de se propager. Dans l'ouest de l'Amérique du Nord, trois coléoptères sont également utilisés pour la lutte : Chrysolina hypericine, Chrysolina quadrigemina et Agrilus hypericine.

Les fleurs de millepertuis sont transformées en extraits liquides, en comprimés ou en thés. Le millepertuis est une plante médicinale naturelle qui a été utilisée depuis des siècles pour traiter la dépression, la fatigue, l'anxiété, les troubles du sommeil et la perte d'appétit. Il est également appliqué pour traiter les troubles cardiaques, l'humeur dépressive, le trouble obsessionnel-compulsif (TOC), la dépression saisonnière (ou trouble affectif saisonnier - TAS), le trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité (TDAH) et les troubles de la ménopause. 

COMMENT agit LE MILLEPERTUIS ?

Le millepertuis en tant que plante médicinale

  • Médecine traditionnelle : Le millepertuis était utilisé en médecine populaire et en phytothérapie. Dans l'Antiquité classique, des propriétés médicinales étaient attribuées à la plante. Le millepertuis était un ingrédient standard des thériacs, du Mithridate d'Aulus Cornelius Celsus 'De Medicina' (environ 30 EV) jusqu'au sirop de Venise de D'Amsterdamer Apotheek 1686. Les huiles de millepertuis ou les extraits huileux ou l'eau-de-vie de millepertuis ont été traditionnellement utilisés. Les extraits huileux étaient très populaires pour le traitement des plaies. Aujourd'hui, les scientifiques étudient l'effet antibiotique de l'hypericine et de l'hyperforine.
  • Médecine moderne/Phytothérapie : Des études ont confirmé l'efficacité du millepertuis comme moyen de traitement de la dépression chez l'homme. Toutefois, il n'existe pas encore suffisamment de preuves que la plante peut remplacer d'autres possibilités de traitements ou conseils médicaux bien connus. Dans une méta-analyse réalisée en 2015, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que le millepertuis fonctionnerait aussi bien qu'un antidépresseur pharmaceutique standard. L'efficacité était supérieure à l'effet placebo et il y avait moins d'effets secondaires que la plupart des autres antidépresseurs. Le millepertuis convient au traitement de la dépression légère à modérée, en particulier chez les enfants et les adolescents. 

Millepertuis en cas de dépression

Les scientifiques ont découvert dans diverses études et séries d'examens sur le millepertuis que la plante peut soulager la dépression légère à modérée, entraînant moins d'effets secondaires que tous les autres antidépresseurs ou plutôt la plupart des antidépresseurs prescrits, surtout en ce qui concerne le désir sexuel hypoactif. En prenant du millepertuis, des interactions avec de nombreux autres médicaments se manifestent. Il ne doit donc être pris qu'après avis médical, surtout si vous avez utilisé d'autres antidépresseurs auparavant.

Des études ont également démontré que l'utilisation du millepertuis pour divers symptômes et maladies fonctionnait aussi bien que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Les ISRS sont particulièrement souvent prescrits par les médecins pour le traitement de la dépression et sont contenus dans des préparations telles que le Zoloft, le Prozac et la Celexa. Cependant, les chercheurs du Centre médical de l'Université du Maryland n'ont trouvé aucune explication réelle sur le fonctionnement du millepertuis. Certains scientifiques présument que, à l'instar des inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine, l'effet de l'herbe est basé sur la production permanente de sérotonine, de dopamine et de noradrénaline - substances messagères disponibles dans le cerveau. Ces neurotransmetteurs influencent notre humeur et sont particulièrement importants pour traiter les symptômes de la dépression. Le millepertuis n'est pourtant pas recommandé pour le traitement de la dépression sévère.

Les rats ont été soumis à un test de nage forcé, une expérience courante pour étudier la dépression chez les animaux. Après l'administration de l'extrait de millepertuis, les chercheurs ont enregistré une réduction significative de l'immobilité. De même, le millepertuis a été capable de protéger contre le stress inévitable dans d'autres essais expérimentaux menés sur ces rats, y compris des modèles pour étudier les déficits d'évasion aigus et chroniques causés par des facteurs de stress. 

Millepertuis en cas de troubles anxieux

En plus de l'effet bien connu sur la dépression, le millepertuis peut également aider à traiter les troubles anxieux. De nombreux rapports de cas et des études ouvertes ont montré que la plante améliore les symptômes associés à l'anxiété. Les troubles anxieux tels que le trouble obsessionnel-compulsif (TOC), la dépression saisonnière (TAS), le trouble léger à modéré du déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) peuvent tous être traités avec le millepertuis. La dépression saisonnière se manifeste pendant les mois d'hiver et elle est causée par un manque de lumière du soleil. Ce type de dépression est traité par luminothérapie. Il a pu être prouvé que la prise de millepertuis en plus de la photothérapie permet d'obtenir les meilleurs résultats et que le dit "Winter Blues" peut être combattu avec succès.

En outre, les troubles obsessionnels compulsifs appartiennent au groupe des troubles anxieux et des maladies mentales. Les patients doivent alors répéter sans cesse certaines routines et activités. Ils n'ont pas la capacité de contrôler activement ces routines. Ce trouble peut devenir un problème sérieux. La prise de millepertuis montre des résultats prometteurs. Dans une étude randomisée à double insu, le millepertuis n'a eu aucun effet sur une maladie appelée trouble d'anxiété sociale.

Il existe toutefois très peu d'études contrôlées sur les effets du millepertuis sur le traitement des troubles anxieux. En raison du peu d'études disponibles, aucune conclusion ne peut être tirée quant à leur efficacité. D'autres études sont nécessaires pour déterminer si la plante convient au traitement de divers troubles anxieux. 

johanniskraut

Millepertuis en cas de troubles du sommeil

- Inhibe l'absorption des neurotransmetteurs

Le millepertuis inhibe l'absorption des neurotransmetteurs tels que l'acide gamma-butyrique et la sérotonine qui jouent un rôle dans le sommeil.

Sérotonine : Des études prouvent que l'hyperforine contenue dans le millepertuis inhibe la recapture de la sérotonine. Celle-ci est un neurotransmetteur qui régule les habitudes de sommeil.

Les études sur l'acide gamma-butyrique (GABA) montrent également que l'hypericine contenue agit comme antagoniste des récepteurs du GABA. Ce neurotransmetteur a un effet calmant et favorise le sommeil.

Le millepertuis peut indirectement rendre meilleur le sommeil en améliorant l'anxiété et les sautes d'humeur, y compris la dépression et la dépression saisonnière. Toutes ces maladies entraînent des troubles du sommeil. Dans une étude, les scientifiques sont même arrivés à la conclusion que la plante peut améliorer les problèmes de sommeil liés à la ménopause. Nous discuterons de ce point plus tard. 

Le millepertuis semble prolonger les phases de sommeil profond.

Recherches

  • Recherches sur les animaux : Les résultats de la recherche révèlent que le millepertuis favorise indirectement les habitudes de sommeil des animaux en améliorant le stress oxydatif et l'anxiété légère chez les souris souffrant d'un manque de sommeil.
  • Recherches sur les humains : Les essais cliniques indiquent que le millepertuis n'améliore pas tellement la qualité du sommeil, mais il se répercute plutôt beaucoup plus sur les habitudes de sommeil.

Un avantage majeur du millepertuis par rapport aux antidépresseurs sur ordonnance  réside dans le fait que la plante favorise le sommeil et améliore sa qualité. La plupart des antidépresseurs prolongent la durée du sommeil REM (Rapid Eye Movement, sommeil paradoxal). Certains raccourcissent la phase de sommeil REM ou mènent même au déclin complet. Par contre, le millepertuis assure un sommeil long et profond avec une courte période de temps avant d'entrer dans le sommeil paradoxal (REM). Pour une bonne santé mentale, il est extrêmement important que le subconscient analyse les événements de la journée et traite les sentiments. Cela se produit pendant le sommeil paradoxal ou autrement dit le sommeil REM. 

- Le millepertuis (900 mg) prolonge éventuellement la durée des phases de sommeil profond d'une personne.

Dans une étude à double insu contrôlée par placebo, les douze sujets ont reçu soit 300 mg de millepertuis trois fois par jour pendant une période de quatre semaines, soit un placebo. Le temps de sommeil profond (aussi connu sous le nom de sommeil à ondes lentes) a été augmenté par le millepertuis par rapport au placebo, mais n'a amélioré ni la continuité ni le début du sommeil.

Les chercheurs ont en conclu : "LI 160 a conduit à une augmentation du sommeil profond pendant toute la période de sommeil." 

- Le millepertuis (0,9 mg, 1,8 mg) peut retarder le début du sommeil paradoxal.

Dans cette étude contrôlée par placebo, les participants ont reçu chaque jour ou bien un placebo, 0,9 mg de millepertuis, ou bien 1,8 mg de millepertuis. En comparaison avec le placebo, la latence du sommeil paradoxal a été significativement augmentée sans que d'autres éléments du sommeil aient été affectés par le millepertuis - quelle que soit la dose.

Les scientifiques ont également noté : "L'Hypericum a conduit à une augmentation significative de la latence du sommeil paradoxal (REM) sans influencer sur l'architecture du sommeil." 

- Miracle de Pete

Si l'on prend, par exemple, Pete qui a été guéri de son trouble du sommeil grâce à une combinaison de millepertuis et d'herbes apaisantes. Pete est un homme d'affaires de 40 ans. Son travail stressant était la cause de son insomnie. Il passait la nuit à se retourner dans son lit, à penser aux problèmes au travail et au fait qu'il serait trop fatigué le lendemain pour s'en occuper. Il était constamment épuisé par manque de sommeil.

Après une autre nuit blanche extrêmement épuisante, il demanda à son médecin de famille un somnifère qui pourrait l'aider à s'endormir. Son médecin ne s'y connaissait pas seulement en médicaments "normaux", mais il était tout aussi conscient des alternatives naturelles. Il recommanda Pete alors une méthode de traitement à base de plantes. Pour le traitement de l'insomnie, Pete devait prendre une combinaison à base de plantes de valériane et de racines de cava, les deux étant extrêmement apaisantes. Pour la dépression subliminale soupçonnée par le médecin de Pete, il a recommandé le millepertuis.

Ces trois plantes médicinales permirent finalement à Pete de s'endormir et de dormir d'une traite à nouveau. La qualité du sommeil s'améliora également nettement. Le simple fait que Pete ait maintenant suffisamment dormi avait déjà des répercussions positives sur son humeur qui s'améliorait progressivement. Après quelques semaines, Pete remarqua que son humeur était si bonne qu'il pouvait progressivement se passer des autres remèdes et ne prenait plus que du millepertuis. Si Pete avait opté pour la méthode de traitement habituelle, un somnifère lui aurait été prescrit qui aurait masqué temporairement les symptômes. Plus tard, cependant, ils auraient réapparu et se seraient probablement aggravés. En outre, un effet d'accoutumance aurait survenu, de sorte que Pete aurait eu besoin de doses toujours plus fortes pour maintenir l'effet. Dans tout cela, il aurait dû renoncer à son sommeil paradoxal.

En général, le millepertuis convient au traitement de l'insomnie et non seulement en rapport avec la dépression. Les sédatifs sur ordonnance provoquent souvent l'ivresse et une gueule de bois le lendemain matin. De plus, ces médicaments peuvent vous rendre dépendant. Le millepertuis, quant à lui, agit sur les mécanismes endogènes inducteurs du sommeil et assure ainsi un sommeil réparateur. La plante renforce harmonieusement les mécanismes naturels du cerveau au lieu de l'asservir. Ainsi, vous vous sentirez bien reposé et rafraîchi le lendemain matin. L'effet se produit après environ une semaine de prise. Le millepertuis ne convient donc pas comme somnifère pour l'insomnie occasionnelle, mais surtout pour les personnes qui souffrent en permanence d'un manque de sommeil. 

- Dosage pour les troubles du sommeil

Dans les essais cliniques, des doses comprises entre 0,9 et 900 mg de millepertuis ont été utilisées.

Normalement, 60 à 300 mg de millepertuis sont pris quotidiennement. Cela correspond à 0,12 à 0,28 % d'hypericine (acide gamma butyrique (GABA)) et 3 à 6 % d'hyperforine (sérotonine). 

Millepertuis à la ménopause

Le millepertuis améliore l'humeur des femmes pendant la ménopause. Des études ont montré que le millepertuis peut servir de remède naturel pour les symptômes psychologiques et végétatifs pendant la ménopause et à la fin des menstruations. Une étude publiée dans "Advance in Therapy", menée à Berlin, a examiné le traitement avec le millepertuis sur une période de douze semaines ; 111 femmes âgées de 43 à 65 ans ont pris un comprimé de 900 milligrammes trois fois par jour. Toutes les participantes avaient signalé auparavant des symptômes caractéristiques de la période pré-ménopausique et post-ménopausique.

Les femmes ont reçu des comprimés. Les résultats de cette étude ont été évalués à l'aide de l'échelle d'évaluation de la ménopause, d'un questionnaire d'auto-évaluation de la sexualité et d'une échelle d'impression globale clinique (Clinical Global Impression Scale). Pour tester les résultats obtenus, l'apparition et la gravité des symptômes psychologiques, psychosomatiques et vasomoteurs typiques ont été enregistrées après cinq, huit et douze semaines de traitement. Les scientifiques ont observé une amélioration substantielle des symptômes psychologiques et psychosomatiques ; les symptômes de la ménopause ont diminué ou ont complètement disparu chez 76 pour cent des femmes. Par ailleurs, le bien-être sexuel s'est amélioré après le traitement, ce qui indique que le millepertuis peut soulager les troubles pendant la ménopause. 

johanniskraut_1

INTERACTIONS ET EFFETS SECONDAIRES DU MILLEPERTUIS

Les effets secondaires du millepertuis peuvent être dangereux et aller même à mettre la vie en danger et dépendent du type et de la prise de divers médicaments sur ordonnance. L'herbe est bien tolérée mais peut être responsable de divers problèmes digestifs (par exemple nausées, douleurs abdominales, diarrhée et même perte d'appétit), de confusion, de fatigue, des étourdissements, de la sécheresse de la bouche, d'agitation et des maux de tête. Le millepertuis peut causer la photosensibilité, c'est-à-dire la sensibilité visuelle à la lumière et la tendance aux coups de soleil dans des situations qui ne provoquent normalement aucune plainte.

Prise simultanée avec la pilule

L'induction enzymatique du millepertuis peut influencer les contraceptifs oraux ("pilule"). Des rapports d'outre-mer font état de saignements intermenstruels attribués à l'interaction entre la pilule et le millepertuis. Jusqu'à présent, il n'y a aucune preuve de grossesses involontaires. Cependant, les mécanismes étudiés jusqu'à présent,  suscite une préoccupation sur l'interaction qui pourrait réduire l'efficacité de certains contraceptifs oraux contenant des œstrogènes.

Les neurotransmetteurs du cerveau sont aussi influencés par le millepertuis. Il y a parfois interaction avec des médicaments psychotropes comme l'inhibiteur de la recapture, la néfazodone, et les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), le citalopram, la fluoxétine, la fluvoxamine, la paroxétine et la sertraline. Des interactions similaires peuvent se déclarer avec d'autres médicaments qui influencent les concentrations de sérotonine dans le système nerveux central, par exemple divers triptans utilisés pour traiter la migraine. Les interactions manifestées  peuvent conduire à des réactions indésirables dues à des concentrations excessives de sérotonine dans le système nerveux central et peuvent être extrêmement graves.

Vous devriez également garder à l'esprit que la concentration sanguine des médicaments avec lesquels des interactions surviennent, peut augmenter considérablement et atteindre des niveaux toxiques une fois que la prise de préparations à base de millepertuis est arrêtée. Cette liste de médicaments n'est pas exhaustive. L'effet de nombreux autres médicaments dépend de la voie métabolique respective et du taux métabolique. C'est pourquoi des interactions avec le millepertuis peuvent aussi se produire avec d'autres médicaments. Les médecins, les prestataires de soins et les pharmaciens sont instamment priés d'interroger les patients sur la prise de médicaments en vente libre et de compliments alimentaires avant de recommander le millepertuis.

De plus, le millepertuis peut interagir avec divers médicaments qui ont été pris avant une opération. Nous vous recommandons donc de ne pas prendre de préparations à base de millepertuis au moins cinq jours ou plus avant l'intervention chirurgicale. 

Pendant la grossesse et l'allaitement

Le millepertuis contient de l'hypericine et de l'hyperforine, des composés chimiques qui ne passent dans le lait maternel qu'en quantités négligeables. Les mesures effectuées jusqu'à présent ont montré qu'aucun autre composant ne passe dans le lait maternel. Une augmentation des coliques, de la léthargie et de la somnolence s'est produite chez les nourrissons dont la mère a pris du millepertuis durant la période d'allaitement. Néanmoins, aucune complication due à l'effet et aux symptômes n'a pu être détectée. Les effets secondaires sont plus susceptibles de se déclarer chez les nourrissons plus âgés plutôt que ceux de deux mois. Cependant, une discussion controversée s'est engagée parmi les scientifiques sur la question de savoir si le millepertuis peut réduire le taux de prolactinémie (approvisionnement en lait maternel).

Répercussions sur les nourrissons allaités au sein

Une future mère a pris 300 mg de millepertuis. La prise a été arrêtée pendant un certain temps, puis elle s'est poursuivie 20 jours après la naissance. Le bébé a été allaité après la naissance et a montré un modèle de comportement normal le quatrième et le 33ème jour de sa vie.

Une jeune maman souffrait de dépression et prenait 300 mg de millepertuis trois fois par jour, cinq mois après l'accouchement. À l'âge de sept mois, le nourrisson allaité au sein ne présentait aucun modèle de comportement étrange pouvant être associé à l'utilisation du médicament.

Enfin, nous terminons par un rapport sur cinq femmes qui souffraient de dépression de dix à 22 semaines après la naissance. Elles ont toutes pris 300 mg de millepertuis trois fois par jour sur une période d'environ quatre semaines et ont allaité leur bébé comme d'habitude. À la fin des quatre semaines, on a demandé aux mamans si elles avaient observé des symptômes tels que des douleurs gastro-intestinales, de la léthargie, des éruptions cutanées, des changements dans les habitudes de sommeil ou une sensibilité à la lumière chez leur nourrisson. Aucune des mères n'avait remarqué ces symptômes chez son enfant.

Répercussions sur la période d'allaitement et le lait maternel

Dans une étude de cohorte réalisée avec 33 nourrissons, tous allaités au sein par des mères qui prenaient du millepertuis, les scientifiques ont conclu que la plante n'avait aucune répercussion négative sur la production de lait maternel. De même, 36 femmes souffrant d'un syndrome prémenstruel léger ont reçu 450 mg de millepertuis (marque Jarsin) ou un placebo durant deux cycles menstruels. Du point de vue statistique, il n'y avait pas de différence significative dans les phases folliculaire et lutéale du cycle menstruel de la prolactine sérique chez les femmes recevant un traitement actif par rapport aux femmes prenant du millepertuis.

Le taux de prolactine d'une mère qui allaite ne nuit forcément pas à sa capacité d'allaiter. 

Asthme

Le millepertuis est un remède naturel pour le traitement de la grippe, de l'asthme, des problèmes respiratoires, des piqûres d'insectes et des brûlures. Toutefois, des effets secondaires liés à la prise de millepertuis sont apparus chez plusieurs patients. Par conséquent, l'utilisation de la plante pour le traitement de l'asthme doit être arrêtée et poursuivie avec des médicaments conventionnels.

Diluants sanguins

Le millepertuis renforce l'effet du populaire diluant sanguin Clopidogrel, vendu sous le nom de Plavix. Par conséquent, il existe un risque d'hémorragie plus élevé qui est encore plus accentué par la prise des deux médicaments. C'est le résultat des déclarations des médecins de l'Université du Michigan qui ont mené des recherches approfondies sur le sujet au Cardiovascular Center au Michigan. Cependant, des recherches récentes pourraient aider à expliquer pourquoi le Clopidogrel n'agit pas sur certaines personnes. Il y a donc la possibilité de rechercher de nouveaux médicaments pour aider ces patients.

Il est absolument nécessaire de prêter attention aux remèdes à base de plantes que les patients prennent et de surveiller l'utilisation de ces préparations avec l'aide d'un prestataire de soin. "Certains médicaments peuvent interagir avec d'autres. Des médicaments peuvent interagir avec des préparations à base de plantes. Dans les deux cas, les conséquences peuvent être dévastatrices", explique l'auteur principal Wei C. Lau, MD, professeur agrégé d'enseignement clinique d'anesthésiologie qui dirige le département d'anesthésie cardiaque pour adultes de l'Université de Miami Health System.

Il poursuit : "Nous sommes de plus en plus conscients des interactions médicamenteuses jusqu'alors inconnues, car nos connaissances s'élargissent dans le domaine de la pharmacogénomique. La seule protection contre les dommages potentiels consiste à ce que les patients soient complètement ouverts à leurs médecins au sujet des préparations qu'ils prennent. Les médecins doivent connaître les mécanismes pharmacologiques du métabolisme des médicaments. Ceci peut contribuer à interroger les patients avec une attention appropriée."

L'étude présentée sous forme d'affiche lors des sessions scientifiques annuelles de l'American College of Cardiology, a examiné six personnes en bonne santé sélectionnées pour leur faible réponse aux propriétés anticoagulantes du Clopidogrel. Ce médicament est souvent utilisé pour prévenir les maladies telles que les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux et vise à empêcher les plaquettes de coller ensemble. Cependant, chez certaines personnes, la préparation est tout simplement inefficace. Les cardiologues recourent alors souvent à des alternatives pour diluer le sang des personnes non répondeurs et mauvais répondeurs au Clopidogrel (Clopidogrel-Low-Responder et Non-Responder), qui représentent des facteurs de risque sérieux pour les maladies cardiovasculaires.

L'activité accrue du millepertuis sur le CYP3A4 dans le foie a été augmenté afin de détecter l'interaction possible entre les deux médicaments. Le millepertuis est disponible dans les magasins d'aliments naturels et les drogueries et il est reconnu comme un antidépresseur "naturel" ou un stimulant de l'humeur. Il existe toutefois des interactions avec d'autres médicaments, y compris les antidépresseurs sur ordonnance et certains médicaments antiviraux. Le millepertuis peut augmenter la sensibilité de la peau à la lumière. Récemment, des interactions ont été observées davantage, de telle sorte que le millepertuis a réduit l'efficacité d'un médicament plutôt que de la renforcer. Cela semble être le cas, par exemple, avec le Clopidogrel.

Antidépresseurs : le syndrome sérotoninergique en tant qu'interaction

Le millepertuis peut causer le syndrome sérotoninergique chez les patients sensibles. La combinaison du millepertuis et de certains antidépresseurs représente un danger potentiellement mortel. La concentration de sérotonine est ainsi augmentée. La sérotonine est produite dans les cellules nerveuses.

Voici une liste d'antidépresseurs qui peuvent interagir dangereusement avec le millepertuis :

  • Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) citalopram (Celexa), escitalopram (Lexapro), fluvoxamine (Luvox), paroxétine (Paxil), fluoxétine (Prozac), sertraline (Zoloft)
  • Antidépresseurs tricycliques : amitriptyline (Elavil), nortriptyline (Pamelor), imipramine (Tofranil)
  • Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) : phénelzine (Nardil), tranylcypromine (Parnate)
    • Néfazodone (Serzone).

SIDA ou médicaments anticancéreux : évitez le millepertuis

Le millepertuis a un impact négatif sur le métabolisme des médicaments. Ceci vaut aussi pour le traitement du cancer. Une interaction indésirable - une interaction cohésive - se produit effectivement entre le millepertuis et les médicaments anticancéreux, tel que décrit par Mathijssen et al. Dans le cadre d'une étude croisée randomisée ouverte, cinq patients atteints de cancer ont été traités avec de l'irinotécan ainsi qu'avec et sans millepertuis. Il a été constaté que le taux plasmatique du métabolite actif de l'irinotécan, SN-38, a diminué de façon significative chez les patients prenant à la fois de l'irinotécan et du millepertuis. Comme prévu, la myélosuppression était pire chez les patients sans millepertuis. Mathijssen et al. ont conclu que les patients prenant de l'irinotécan ne devraient pas utiliser le millepertuis, car il pourrait réduire le taux d'irinotécan et représenter un risque quant à la réussite du traitement du cancer.

Le millepertuis possède, surtout à fortes doses, des propriétés antivirales. Une vaste documentation prouve que de ce fait la charge virale du VIH peut être réduite chez les personnes séropositives. Par ailleurs, l'efficacité du millepertuis se rapporte au traitement de la dépression légère à modérée ainsi que des troubles anxieux.

Photosensibilité

Les personnes à peau claire en particulier sont touchées par la photosensibilité au cours de la prise de millepertuis. Ceci a été observé pour la première fois chez des animaux élevés sur des pâturages jonchés de millepertuis. Dans un cas, l'empoisonnement au millepertuis a été signalé chez des moutons Blackface allemands. Lorsque le millepertuis a été absorbé, la photosensibilisation s'est produite sur toutes les zones de peau sans poils légèrement pigmentées des moutons. Surtout en été, de nombreux moutons souffraient de dermatites autour des yeux, des oreilles et du nez.

Il y a deux rapports de toxicité photoactivée due au millepertuis chez l'homme. Une femme de 61 ans qui prenait du millepertuis depuis plus de trois ans a développé des lésions érythémateuses avec démangeaisons élevées dans les zones exposées à la lumière ; celles-ci se sont dissipées après l'arrêt du remède.  Le deuxième cas est un rapport de cas inhabituel de neuropathie liée au millepertuis et à l'exposition au soleil. Une femme de 35 ans qui prenait du millepertuis (herbe entière, moulue, 500 mg/j) contre une dépression légère, a développé une polyneuropathie subaiguë après une exposition au soleil. Un mois après le début de l'ingestion, elle a remarqué des douleurs lancinantes dans les zones exposées au soleil, y compris le visage et les mains. De plus, sa douleur semblait s'aggraver sous l'effet des rayons du soleil. Quelques heures après un bain de soleil, elle a remarqué des symptômes sur ses bras et ses jambes (encore une fois limités aux zones exposées au soleil). L'examen correspondait à une allodynie. Elle a arrêté le millepertuis. Après environ deux semaines, les symptômes se sont progressivement améliorés et ont complètement disparu en deux mois.

Pour examiner les répercussions des doses individuelles, une étude croisée à double insu a été menée auprès de 13 volontaires. Les sujets recevaient soit un placebo, soit un extrait d'Hypericum standardisé (900, 1 800 ou 3 600 mg avec 0, 2,8, 5,6 et 11,3 mg d'hypericine totale). Après ingestion, la concentration maximale d'hypéricine totale dans le sang a été mesurée sur une période de quatre heures. Elle était de 0, 28, 61 et 159 μg/ml. Au début de l'examen et quatre heures après l'ingestion, les sujets ont été exposés à une irradiation solaire simulée accrue (avec des rayons UVA et UVB) dans de petites zones de leur dos. Une autre zone a été exposée à une irradiation sélective aux UVA. La dose minimale d'érythème a été déterminée cinq, vingt et soixante-huit heures après l'irradiation. La sensibilité au SSI était la même dans les deux groupes après le traitement par Hypericum. La sensibilité à la lumière UVA sélective a été légèrement augmentée (environ 20 %) après la dose maximale d'Hypericum. Aucune corrélation entre la concentration plasmatique de l'hypericine et la photosensibilité n'a pu être déterminée.

Pour déterminer les répercussions de doses multiples, 50 volontaires recevaient 600 mg d'extrait d'Hypericum trois fois par jour (deux fois la dose recommandée d'habitude) avec une dose quotidienne totale de 5,6 mg d'Hypericine. La concentration plasmatique maximale d'hypericines était d'environ 44 mcg/ml. Une légère augmentation de la sensibilité au SSI (environ 9 %) et une augmentation plus importante de la lumière UVA (environ 21 %) ont été observées dans le groupe du millepertuis.

Composés phototoxiques

La photosensibilité phototoxique des préparations à base d'hypericum semble être due aux naphthodianthrones, à l'hypericine et à la pseudohypericine. Ces hypericines sont des quinones photoactives qui produisent de l'oxygène singulet et des radicaux libres lorsqu'elles sont exposées à la lumière. Il existe une forte susceptibilité à l'effet phototoxique des médicaments, qui dépend clairement de la dose.

Une étude in vitro avec du sérum de veau fœtal montre que la pseudohypericine est plus photoactive que l'hypericine. Ceci a incité les auteurs de l'étude à supposer que la pseudohypericine, présente dans l'Hypericum à des concentrations plus élevées que l'hypericine, pourrait avoir une plus grande importance en ce qui concerne la phototoxicité. À l'état stationnaire, cependant, le taux plasmatique de pseudohypericine ne représente que la moitié de celui de l'hypericine. L'hypericine, prise séparément, est très clairement phototoxique. Comme l'hypericine in vitro a montré une activité antivirale significative, une étude d'innocuité de phase I a été réalisée avec l'hypéricine synthétique intraveineuse chez 30 adultes infectés par le VIH. Tous les patients ont reçu plusieurs doses intraveineuses de 0,5 mg/kg. Plus de 73 % de ceux qui ont reçu 0,25 mg/kg, ont présenté une phototoxicité modérée à sévère. 

 

Sources (en langue anglaise) :

Linde, K. & Mulrow, C. D. (2000). St John's wort for depressionThe Cochrane Database of Systematic Reviews(2):CD000448, doi: 10.1002/14651858.CD000448

Grube, B.Walper, A. & Wheatley, D. (1999). St. John's Wort extract: efficacy for menopausal symptoms of psychological originAdvances in Therapy, 16(4):177-86

Apaydin, E. A.Maher, A. R.Shanman, R.Booth, M. S.Miles, J. N.Sorbero, M. E. et al. (2016, September). A systematic review of St. John's wort for major depressive disorderSystematic Reviews5(1):148, doi: 10.1186/s13643-016-0325-2

Ng, Q. X.Venkatanarayanan, N. & Ho, C. Y. (2017, March)Clinical use of Hypericum perforatum (St John's wort) in depression: A meta-analysisJournal of Affective Disorders210:211-221, doi: 10.1016/j.jad.2016.12.048

Abdali, K.Khajehei, M. & Tabatabaee, H. R. (2010, March). Effect of St John's wort on severity, frequency, and duration of hot flashes in premenopausal, perimenopausal and postmenopausal women: a randomized, double-blind, placebo-controlled studyMenopause17(2):326-31, doi: 10.1097/gme.0b013e3181b8e02d

Al-Akoum, M.Maunsell, E.Verreault, R.Provencher, L.Otis, H. & Dodin, S. (2009). Effects of Hypericum perforatum (St. John's wort) on hot flashes and quality of life in perimenopausal women: a randomized pilot trialMenopause16(2):307-14, doi: 10.1097/gme.0b013e31818572a0

Kumar, A. & Singh, A. (2007, October). Protective effect of St. John's wort (Hypericum perforatum) extract on 72-hour sleep deprivation-induced anxiety-like behavior and oxidative damage in micePlanta Medica73(13):1358-64, doi: 10.1055/s-2007-990234

Composition :

 

Distillat de millepertuis

Boisson alcoolisée avec distillat végétal spécial
Alcool : 14 % vol

Indications de quantité par 50 ml :Distillat de millepertuis 50 ml

Posologie :

 

  • En tant que complément alimentaire, prendre 15 gouttes sous la langue ou diluées avec de l'eau jusqu'à deux fois par jour.

 

La dose journalière recommandée ne doit pas être dépassée.

Les compléments alimentaires ne peuvent être utilisés comme substituts d'un régime alimentaire équilibré et varié.

Conserver au frais, au sec et à l'abri de la lumière. Tenir hors de la portée des jeunes enfants.

Donnez votre avis sur Millepertuis
Avis
Créez votre commentaire.
Nouveau sur le magazine
Puissance provenant de la mer ?
Êtes-vous un accro à la caféine?
Pourquoi devriez-vous changer ces habitudes rapidement